En bref : l’Ouzbékistan et le Kazakhstan s’imposent comme les nouvelles étoiles montantes des investissements en Eurasie, portés par une dynamique de croissance soutenue, des infrastructures en développement et des partenariats régionaux renforcés. Le premier semestre 2025 révèle des flux mutuels records et une concentration croissante des capitaux privés dans les secteurs manufacturier, énergétique et logistique.

Ouzbékistan et Kazakhstan, moteurs de la croissance des investissements en Eurasie
Selon un nouveau rapport de la Banque de développement de l’Eurasie (EDB), les flux d’IDE mutuels entre les États membres ont atteint environ €44,5 milliards au premier semestre 2025, malgré un contexte mondial en recul. Cette dynamique met en évidence le rôle central du duo Ouzbékistan et Kazakhstan, qui structurent une Eurasie en mouvement et en pleine consolidation des infrastructures et des ressources naturelles.
En détail, l’Ouzbékistan capte environ €9,9 milliards d’investissements entrants, soit 22,3 % du total régional. Le pays a aussi doublé ses investissements sortants, autour de €366 millions, illustrant une volonté de diversification industrielle. De son côté, le Kazakhstan demeure une plaque tournante : environ €8,65 milliards d’IDE entrants et ~€3,0 milliards d’IDE sortants, soit près de 19,5 % du total. La croissance des flux kazakh vers ses voisins, notamment l’Ouzbékistan (+60 % en 18 mois dans des projets de construction), témoigne d’un rapprochement pragmatique autour des infrastructures et des chaînes d’approvisionnement.
La dynamique intra-régionale progresse aussi, avec environ €1,2 milliard d’investissements entre pays de la région sur le premier semestre 2025, soit une hausse de 42 % par rapport à 2023. Cette intensification reflète une confiance croissante entre les marchés centrasiatiques et des perspectives de croissance plus resilient face aux défis mondiaux.
- Les flux intra-régionaux demeurent fortement centrés sur la construction, la fabrication et les services financiers (environ 80 % de l’investissement intra-régional).
- La localisation manufacturière prend de l’ampleur : l’Ouzbékistan voit une part importante de ses IDE consacrée à l’industrie manufacturière (environ 85 % de l’activité entrante).
- Les partenariats public-privé se multiplient pour financer des projets d’infrastructures et d’énergie.
- Les flux régionaux se soutiennent également par des acteurs russes, renforçant les liens économiques et politiques.
Parmi les économies voisines, Kyrgyzstan et Tajikistan enregistrent aussi des flux notables. Kyrgyzstan reçoit environ €2,21 milliards d’IDE entrants, avec une croissance soutenue dans les secteurs manufacturier et énergétique, tandis que Tajikistan s’établit autour de €490 millions en IDE mutuels, où la part russe demeure dominante à ~93 %.
Pour les investisseurs et les décideurs, ces chiffres dessinent une cartographie des opportunités : l’Eurasie émergente devient une zone où les projets conjoints, les chaînes de valeur et les ressources naturelles se coordonnent autour d’un cadre boursier et fiscal de plus en plus cohérent. Pour suivre ces tendances, des analyses et des lectures complémentaires apportent des cadres utiles pour la due diligence et la planification stratégique.
Les opportunités liées aux partenariats et à la croissance des infrastructures se reflètent aussi dans des ressources externes comme bilan 2025 des investissements climatiques en Europe, forum africain de l’investissement 2025, et l’investissement crypto. D’autres analyses, comme les évolutions géopolitiques, offrent un cadre pour évaluer les risques et les opportunités, notamment en matière de financement et de régulation. Pour des perspectives axées sur le capital humain et le bien-être, les soins inclusifs et durables complètent utilement cette photographie.
Cette démonstration vidéo détaille les facteurs structurels qui expliquent la dynamique des flux et les leviers à actionner pour 2026, notamment les réformes fiscales et les incitations PP/PI dans la région.
Comment les investisseurs s’y retrouvent-ils ?
Les acteurs privés privilégient les projets à fort effet de levier, avec une attention particulière portée sur les secteurs où les ressources naturelles et les infrastructures soutiennent la compétitivité à l’exportation. Un cadre macroéconomique stable et des coûts de financement compétitifs soutiennent la mobilisation des capitaux régionaux et internationaux.
Pour approfondir les mécanismes et les risques, les ressources sur prudence dans les investissements de trading et investissements étrangers apportent des cadres d’analyse et des listes de vérification utiles pour la due diligence. Des perspectives 2026 se dessinent également dans des analyses comme perspectives 2026, et des réflexions sur l’économie française et les investissements complètent ce panorama. Enfin, des lectures sur le climat et l’investissement immobilier enrichissent la compréhension des risques et des opportunités, comme l’influence du climat.
Tableau récapitulatif des flux mutuels par pays (H1 2025)
| Pays | Flux entrants (en € milliards) | Flux sortants (en € milliards) | Part du total |
|---|---|---|---|
| Kazakhstan | €8,65 | €2,99 | 19,5 % |
| Uzbekistan | €9,86 | €0,37 | 22,3 % |
| Kyrgyzstan | €2,21 | — | — |
| Tajikistan | €0,49 | — | — |
Les projections pour les années à venir indiquent une intensification des partenariats et un alignement croissant des politiques économiques sur les objectifs de croissance et de développement. Pour les lecteurs intéressés par les tendances macro et les études de cas régionales, des ressources complémentaires permettent d’éclairer ces choix, notamment sur les questions de ressources naturelles et de développement.



