Malgré la pression budgétaire, l’AFD persévère dans ses investissements en 2025
En bref : l’AFD a tenu son niveau d’investissement en 2025 malgré des restrictions budgétaires, affichant 13,7 Md€ d’engagements et un bénéfice net de 388 M€ (+12,8%). Les enveloppes régionales ont été réajustées, avec une baisse marquée en Afrique et dans les pays orientaux, mais une forte progression en Amérique latine. Le financement s’est diversifié autour des émissions obligataires et d’un recours accru au secteur privé et à l’UE. Dans le même temps, 40 postes ont été supprimés dans le cadre d’un plan d’efficacité pour 2026.
Le dirigeant sortant a insisté sur la persévérance de l’AFD, qui poursuit son rôle clé dans le développement des pays vulnérables tout en adaptant ses mécanismes. Le contexte géopolitique, marqué par le démantèlement partiel d’acteurs comme USAID et des coupes budgétaires, a renforcé la recherche de financements alternatifs pour maintenir l’activité et les résultats des projets en cours. Pour 2025, l’agence a comptabilisé 8,2 Md€ d’émissions obligataires afin de compléter les crédits publics, dont le niveau pourrait continuer à évoluer en 2026.
Quelques chiffres clefs résument la dynamique: 1120 nouveaux projets financés en 2025 et un total dépassant les 4000 projets soutenus à ce jour; l’accent reste mis sur les projets climatiques et les territoires ultramarins, tout en réorientant l’aide en faveur de mécanismes plus réactifs face à l’urgence sociale et environnementale.

Contexte et cap stratégique pour 2025
Dans un cadre où les ressources publiques se réduisent, l’AFD a maintenu son volume d’investissement et a continué à chercher des leviers financiers complémentaires. Le plan prévoit d’équilibrer recettes et économies afin de préserver l’engagement envers les pays les plus vulnérables sans sacrifier la qualité des projets. Le leadership voit dans ce compromis une voie pour continuer à financer des programmes critiques tout en renforçant la résilience financière de l’institution.
Répartition géographique et dynamique des investissements
La décomposition régionale révèle des choix stratégiques marqués. L’enveloppe pour l’Afrique est revenue à 4,2 Md€ (au lieu de 5,5 Md€ en 2024), tandis que les pays orientaux ont vu leur dotation diminuer à 3,5 Md€ (-10%). À l’inverse, l’Amérique latine a bénéficié d’une poussée notable à 3,3 Md€ (+50%). Les investissements ultramarins, soutenus par un prêt d’État à la Nouvelle-Calédonie de 800 M€, totalisent 1,7 Md€.
La part consacrée à la lutte contre le changement climatique est restée robuste, atteignant 7,8 Md€, signe d’une continuité des priorités, même lorsque les ressources se serrent. Le nombre total de projets actifs dépasse les 4 000, et 1 120 projets supplémentaires ont été lancés en 2025. Dans ce contexte, des partenaires publics et privés s’imposent comme des acteurs clés pour préserver l’impact des investissements.
- Plus de prêts que de dons pour favoriser la viabilité des projets
- Diversification des sources de financement via les marchés obligataires
- Renforcement des investissements climatiques et du soutien aux territoires ultramarins
| Ressource | Montant (€) | Commentaire |
|---|---|---|
| Volume d’investissement 2025 | 13,7 milliards | Même niveau que 2024 |
| Bénéfice net 2025 | 388 millions | +12,8% |
| Crédits publics 2026 (prévision) | ≤ 1 milliard | Réduction attendue |
| Émissions obligataires 2025 | 8,2 milliards | Source majeure de financement |
| Afrique | 4,2 milliards | Réduction par rapport à 2024 |
| Amérique latine | 3,3 milliards | Hausse de 50% vs 2024 |
| Projets soutenus | 1120 nouveaux projets | Plus de 4000 en tout |
Pour >accroître les possibilités de financement et d’engagement, l’AFD s’appuie sur des partenariats variés et sur des mécanismes adaptatifs. Des analyses du secteur évoquent des dynamiques similaires dans d’autres environnements, notamment en matière d’investissements privés et de partenariats internationaux. [Exemples d’appui et d’opportunités pertinents: exclusif Nuveen Real Estate, La renaissance énergétique de la Libye].
Dans le cadre de ces évolutions, le financement et le développement des projets demeurent au cœur de la stratégie. Le gouvernement accompagne l’agence dans ses efforts pour lisser le passage vers des outils financiers plus diversifiés, tout en restant fidèle à ses objectifs de solidarité et de résilience dans les territoires les plus sensibles.



