EDB : L’IDE chinois s’envole en Eurasie malgré le ralentissement mondial, le Kazakhstan en tête en Asie centrale

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En bref

  • EDB rappelle que l’IDE chinois s’inscrit en Eurasie malgré le ralentissement mondial.
  • Le Kazakhstan demeure le principal bénéficiaire en Asie centrale, avec une position centrale dans le dispositif régional.
  • Les secteurs manufacturing et énergie prennent le pas sur l’extraction brute, redéfinissant les perspectives de croissance économique.
  • Le stock total d’investissements directs étrangers chinois en Eurasie approche les €60,7 milliards à la mi-2025.
  • Le développement régional se renforce grâce à des flux privés et à une meilleure confiance des investisseurs.

EDB et le panorama des flux d’investissements en Eurasie

Selon le rapport publié dans le cadre du programme Monitoring of Mutual Investments, les flux d’investissements directs étrangers ont fléchi de 11% en 2024 sur le plan mondial, mais les investissements chinois dans l’Eurasie affichent une dynamique robuste. Le stock d’IDE chinois dans la région est estimé à environ €60,7 milliards à la mi-2025, avec des répartitions marquées entre pays clés.

Le Kazakhstan conserve une place dominante, affichant un stock total d’environ €33,1 milliards. L’Ouzbékistan suit avec environ €9,6 milliards et la Russie s’établit autour de €16,1 milliards. La Mongolie représente aussi une ligne notable, près de €9,5 milliards. Cette répartition illustre une concentration régionale autour des grands récepteurs de l’Eurasie.

Le comité de l’EDB observe une transformation structurelle : les activités manufacturières et les projets énergétiques prennent le pas sur l’extraction, et le partage des projets « greenfield » augmente, portant la sophistication technologique des investissements à des niveaux plus élevés.

Evgeny Vinokurov, économiste en chef, rappelle que la Chine est devenue un partenaire d’investissement clé pour les pays eurasiens, avec un accent croissant sur des installations manufacturières et énergétiques. La majorité des projets restent des investissements privés, témoignant de la maturité des entrepreneurs chinois et d’un climat d’investissement en amélioration en Asie centrale.

Dans ce contexte, les flux d’investissement évoluent aussi au niveau régional : en Centrafrique asiatique, Kazakhstan, Ouzbékistan et Turkménistan réunissent près de 90% des IDE chinois, avec des projets manufacturiers et énergétiques représentant plus d’un tiers du portefeuille régional et une part des projets « greenfield » qui s’est fortement accrue.

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Une mutation des moteurs de croissance en Eurasie

La dynamique d’ensemble se précise autour de deux étages: d’un côté, des usines et installations énergétiques qui se déploient dans les pays de l’Eurasie; de l’autre, une diversification progressive des secteurs au-delà des ressources naturelles. Sur les quinze dernières années, l’investissement chinois dans la région a connu une croissance d’environ 80%, et l’on peut estimer que les flux totalisent désormais environ €60,7 milliards à la mi-2025.

  • Priorité aux plateformes de fabrication et à l’expansion énergétique.
  • Projets « greenfield » plus présents, signe d’une montée en gamme technologique.

Le rôle du Kazakhstan et l’Asie centrale dans le panorama

En Asie centrale, le trio Kazakhstan – Ouzbékistan – Turkménistan concentre l’essentiel des IDE chinois dans la région, représentant près de 90% du flux, avec une orientation marquée vers la manufacturing et l’énergie. La part des activités extractives recule, passant d’environ 68% à quelque 54% du portefeuille, alors que les projets « greenfield » gagnent en part relative, témoignant d’un degré croissant de sophistication technologique.

Au sein de l’EAEU, la Russie demeure le principal récepteur, porté par des projets lourds comme des capacités de raffinage ou des complexes chimiques, tandis que l’Asie centrale s’impose comme un levier crucial pour le développement régional et l’intégration énergétique.

  • Kazakhstan : leader régional et acteur clé d’un développement industriel et énergétique cohérent.
  • Ouzbékistan : moteur de croissance, avec des projets manufacturiers et énergétiques en expansion.
  • Turkménistan : potentiel encore en devenir, dépendant des signaux régionaux et des prix des matières premières.

Pour nourrir la réflexion des investisseurs, plusieurs ressources offrent des éclairages complémentaires sur les dynamiques de l’investissement et les perspectives dans la région. Xinyuan Real Estate: AG annuelle, Tourisme et investissements durables selon l’ONU, et Jiangsu Baoli International Investment Co. Ltd: résultats 9M 2025 apportent des éléments relatifs à l’environnement des affaires et à l’évolution des indicateurs financiers. D’autres analyses complémentaires donnent des repères sur les opportunités et les obstacles pour l’investissement durable en Asie et dans la région.

Investies – analyse des flux en Eurasie et Opportunités en Asie centrale pour les IDE permettent d’explorer ces dynamiques sous différents angles et de suivre les indicateurs qui influent sur les relations économiques et le développement régional.

Pays Investissement total (EUR bn) Secteurs phares Observations
Kazakhstan €33,1 Manufacturing et énergie Leader en Asie centrale, poids régional marqué
Russie €16,1 Énergie et infrastructure Premier récepteur au sein de l’EAEU
Ouzbékistan €9,6 Manufacturing et énergie moteur de croissance régional
Mongolie €9,5 Mines, pétrole Fort engagement dans le secteur minier
Turkménistan Données non disponibles Portefeuille moins transparent

En regard des chiffres et des trajectoires décrites, les investisseurs disposent d’un paysage qui allie opportunités industrielles et risques liés à la volatilité des matières premières et à l’évolution des climats politiques et économiques.

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