En bref
- Forum de l’investissement en Tunisie 2026 se tiendra les 25 et 26 juin, 22ᵉ édition organisée par la FIPA autour du thème « Tunisie : Dynamique renouvelée, nouvelles opportunités ».
- Le contexte économique en questionnement: croissance molle mais persistante, taux d’activité parmi les plus bas d’Afrique, et perception d’un cadre incertain freinant l’investissement.
- Impulsions et freins: cadre fiscal et administratif, douanes et gouvernance, accompagnement des investisseurs; la différence entre promesses et résultats reste décisive.
- Réflexion stratégique: s’inspirer d’exemples internationaux pour nourrir les réformes et libérer l’économie réelle.
- Ressources et perspectives: liens externes et analyses montrent des dynamiques claires à considérer pour 2026 et au‑delà.
Forum de l’investissement en Tunisie 2026 : ambitions et réalités du terrain
La Tunisie se prépare à ouvrir grand ses stands les 25 et 26 juin 2026, dernier épisode d’une 22ᵉ édition du Forum de l’investissement. Le cadre porte la promesse d’un « dynamisme renouvelé » et d’opportunités nouvelles, mais la question brûlante demeure: qu’offre réellement le pays en 2026 aux investisseurs nationaux et internationaux ?
Les chiffres disponibles peignent un tableau contrasté. La croissance du premier trimestre 2026 s’établit à +2,6 % en glissement annuel, mais chute de -0,3 % par rapport au trimestre précédent. Le taux d’activité tourne autour de 45,9 %, l’un des plus faibles d’Afrique, et plus de la moitié des Tunisiens en âge de travailler restent en dehors du marché. Dans ce contexte, l’investissement productif peine à produire une dynamique durable.
La gouvernance est aussi au centre des inquiétudes: selon le Chandler Good Government Index, la Tunisie occupe le 105ᵉ rang sur 133 pays, signe d’un recul relatif sur les mécanismes de décision et d’exécution. Instabilité réglementaire et faible crédibilité des procédures compliquent la prise de décision pour les investisseurs, locaux ou étrangers.

Les leviers à activer pour dépasser les obstacles
Face à ce contexte, plusieurs axes apparaissent comme prioritaires pour nourrir une dynamique réelle:
- Prévisibilité fiscale et simplification: alléger la charge sur l’investissement productif et envisager des mesures spécifiques pour les exportateurs et les startups.
- Rationalisation douanière et logistique: passer d’une logique punitive à une logique facilitatrice pour gagner en compétitivité.
- Lutte contre l’informel par l’incitation plutôt que par la répression, afin de restaurer une concurrence équitable.
- Gouvernance renforcée et transparence: transformer l’indice en objectif national et accélérer les procédures grâce à une digitalisation réelle.
- Zones économiques spéciales avec guichet unique et fiscalité allégée pour attirer les projets stratégiques.
Pour nourrir la réflexion, les analyses s’appuient sur des exemples internationaux qui montrent comment des États proactifs parviennent à transformer les promesses en résultats concrets. Par exemple, les mécanismes autour des investissements alternatifs et l’essor de projets axés sur l’innovation et les infrastructures constituent des références utiles pour éclairer des choix de politique économique en amont du forum. investissements alternatifs et robustesse face aux défis
Cap sur les leviers concrets et les leçons à tirer
Une comparaison avec des expériences étrangères met en lumière des choix qui pourraient changer le cap. La Turquie, confrontée à ses propres défis, a misé sur une politique d’incitations ambitieuse: impôt sur les sociétés abaissé pour les industriels exportateurs et exonérations ciblées pour les services situés dans des zones stratégiques, ainsi que des aides à l’investissement et une meilleure prise en charge des coûts salariaux pour les emplois créés. L’objectif est clair: attirer les capitaux et accélérer la croissance réelle, pas seulement les discours.
Dans ce cadre, le Forum devient une opportunité pour tester des réformes qui stabilisent le cadre et rassurent les investisseurs. L’ouverture à des mécanismes qui favorisent l’investissement dans l’innovation et les infrastructures, plutôt qu’un contrôle lourd, peut servir de levier durable.
Pour nourrir le débat, plusieurs ressources sectorielles existent et illustrent les tendances actuelles. Par exemple, des analyses récentes montrent des dynamiques liées au développement immobilier, à l’innovation et à l’énergie, autant d’axes privilégiés par les acteurs privés et publics. lien sur les villes et l’apport des femmes dans l’investissement et investissements climatiques et ralentissement en Europe alimentent la réflexion sur les choix à privilégier.
| Aspect | État en 2026 | Voie recommandée |
|---|---|---|
| Cadre fiscal | Instabilité et pression sur les entreprises | Allègement ciblé et prévisibilité |
| Réglementation | Procédures lourdes et incertaines | Guichet unique et digitalisation réelle |
| Gouvernance | Indicateur Chandler Good Government Index autour de 105/133 | Objectifs nationaux clairs et exécution renforcée |
| Infrastructures | Projets en phase initiale, besoin d’accélération | Zones économiques spéciales et incitations associées |
| Accès au financement | Ressources fragilisées, risque perçu élevé | Cadres garantis et mécanismes de cofinancement |
Le Forum peut devenir un véritable tournant si la voix publique, les opérateurs privés et les institutions s’accordent sur une feuille de route pragmatique, articulant actions rapides et réformes structurelles. Le temps du dialogue ne suffit pas: les décisions doivent se traduire par des résultats visibles pour l’économie réelle et le développement des entreprises. Pour approfondir ces approches, des données et analyses récentes soulignent que la voie vers la compétitivité passe par des incitations adaptées et des garanties juridiques robustes pour les investisseurs étrangers et locaux.



