Immobilier : un marché porté par l’achat-revente, tandis que le neuf traverse une période très difficile

le marché immobilier reste porté par l’achat-revente, tandis que le secteur du neuf traverse une période particulièrement difficile.

À quelques jours de l’ouverture du Salon de l’habitat de Montauban, le marché immobilier affiche deux visages. Dans l’ancien, l’activité a retrouvé du souffle au printemps et au début de l’été, portée notamment par l’achat-revente et par des ménages en quête de maisons habitables sans rénovation lourde. Le neuf, lui, reste à la peine, aussi bien pour les maisons individuelles que pour les programmes de promotion immobilière. Ce contraste sera au cœur de la 29e édition du salon, organisée à Eurythmie du 9 au 11 octobre 2026, où 90 exposants, dont près de 90 % sont tarn-et-garonnais, attendent environ 4 000 visiteurs.

Alain Nouvian, directeur du secteur montalbanais du Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées, et Nicolas Riquelme, vice-président de la FNAIM 82, décrivent une reprise réelle, mais fragile et inégale. Les taux d’emprunt, la prudence des ménages et la conjoncture économique peuvent encore ralentir les décisions. Dans le même temps, les épisodes de chaleur modifient les priorités des propriétaires : isolation, climatisation réversible et aménagements extérieurs prennent davantage de place dans les projets. Pour un acquéreur comme Camille, personnage fictif qui cherche une maison dans le secteur, l’enjeu est désormais de concilier budget, état du logement et confort à long terme.

En bref

  • L’achat-revente soutient l’activité dans le logement ancien, après un pic de transactions immobilières entre mai et juillet.

  • Le neuf reste très difficile, avec une construction neuve et des programmes de promoteurs décrits comme atones.

  • Les acheteurs privilégient les biens prêts à vivre, bien classés sur le plan énergétique et nécessitant peu de travaux.

  • Les projets d’adaptation à la chaleur progressent, de l’isolation aux équipements de rafraîchissement.

  • La prudence revient en septembre, dans un contexte de taux autour de 3,30 % et de perspectives de hausse d’ici la fin de l’année.

Marché immobilier dans le Tarn-et-Garonne : l’ancien reprend la main

Après un début d’année marqué par l’attentisme, les mois de mai, juin et juillet ont enregistré une activité plus soutenue. Les professionnels y voient le signe que les projets n’ont pas disparu : ils se concentrent davantage sur l’achat-revente, l’acquisition d’un logement ancien et les travaux d’amélioration ciblés.

La demande se porte notamment sur des maisons propres, correctement entretenues et affichant une bonne performance énergétique. Pour Camille, acheter un bien immédiatement habitable peut éviter de devoir financer en même temps un chantier important et un crédit immobilier. Cette préférence contribue à distinguer les logements prêts à occuper de ceux qui nécessitent une rénovation plus lourde.

Cette dynamique ne signifie pas que les prix immobiliers repartent uniformément à la hausse ou que tous les biens trouvent rapidement preneur. La qualité, l’état général et les dépenses à prévoir pèsent dans les arbitrages. Pour comprendre le rôle des ménages qui changent de résidence et remettent un bien sur le marché, les secundo-accédants et leur contribution à la fluidité constituent un éclairage utile.

Un rebond printanier suivi d’un retour à la prudence

Le regain d’activité observé au printemps n’a pas été linéaire. En septembre, les ménages se sont montrés plus réservés, certains préférant différer leur décision face à l’évolution des taux et aux incertitudes économiques et politiques.

Le taux moyen d’emprunt évoqué par les professionnels s’établit autour de 3,30 %, avec une hausse attendue d’ici la fin de l’année. Pour un ménage, quelques dixièmes de point peuvent réduire la somme empruntable ou augmenter le coût total du crédit : le budget doit donc être recalculé avant de s’engager. Cette approche rejoint les perspectives d’un marché où les acheteurs avancent avec prudence.

Immobilier neuf : pourquoi la crise du neuf se prolonge

Le contraste avec l’ancien est net : le marché de l’immobilier neuf est qualifié d’atone par les professionnels, tant pour les maisons individuelles que pour les programmes de promoteurs. La crise du neuf freine les projets d’acquisition et complique le renouvellement de l’offre, alors que les ménages continuent d’avoir besoin de logements.

Nicolas Riquelme cite notamment des normes de construction plus exigeantes et les effets de la sécheresse parmi les facteurs qui compliquent les opérations. Ces contraintes peuvent alourdir les coûts et rendre les projets plus délicats à équilibrer, tandis que les acquéreurs restent attentifs au prix final et à leur capacité d’emprunt. La construction neuve ne bénéficie donc pas du même mouvement que les ventes dans l’ancien.

Pour les acheteurs, l’absence d’une offre neuve abondante peut renforcer l’intérêt pour les maisons existantes, mais celles-ci ne répondent pas toujours aux mêmes critères de confort ou d’efficacité énergétique. Le choix se fait alors entre un logement prêt à vivre et un bien à transformer, avec des travaux à chiffrer précisément avant toute offre.

Des priorités qui évoluent avec la chaleur et les besoins de rénovation

Dans le secteur montalbanais, le confort d’été prend une place croissante dans les projets. Les propriétaires s’intéressent à l’isolation, aux systèmes de climatisation réversible et aux aménagements capables de mieux préserver la fraîcheur à l’intérieur du logement.

Les espaces extérieurs changent eux aussi de fonction, avec un intérêt signalé pour les petites piscines, les spas et les jacuzzis. Ces équipements peuvent améliorer le confort quotidien, mais leur coût d’installation, d’entretien et de consommation doit être intégré au budget global. Une rénovation bien pensée vise ainsi autant l’usage du logement que sa performance énergétique.

Financement immobilier : les chiffres qui éclairent le marché local

Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées conserve une place importante dans le financement régional. À la fin de juin 2026, l’établissement revendique 44,4 % de part de marché habitat et indique avoir financé 60 millions d’euros de projets d’habitat dans le secteur montalbanais depuis le début de l’année.

Ces données témoignent de projets encore actifs, malgré le ralentissement observé en septembre. Elles ne signifient pas que chaque demande aboutit : l’apport, la stabilité des revenus, le coût des travaux et le niveau d’endettement restent déterminants pour obtenir un financement adapté.

Indicateur Repère communiqué Ce qu’il indique
Salon de l’habitat de Montauban Du 9 au 11 octobre 2026 Un rendez-vous local consacré au logement, aux travaux et à l’aménagement
Exposants 90, dont environ 90 % du Tarn-et-Garonne Une forte présence d’acteurs du territoire
Visiteurs attendus Environ 4 000 Un intérêt local pour les projets d’habitat malgré la prudence
Part de marché habitat du CANMP 44,4 % à fin juin 2026 Le poids de la banque dans le financement régional
Projets d’habitat financés localement 60 millions d’euros depuis le début de 2026 Des opérations qui restent présentes, surtout dans l’ancien et la rénovation
Taux moyen d’emprunt évoqué Environ 3,30 % Un paramètre susceptible de peser sur la capacité d’achat

Pour les ménages, le salon peut aussi servir à confronter plusieurs devis et à distinguer les dépenses urgentes des améliorations de confort. Dans une période où les décisions sont plus mesurées, comparer le coût complet d’un projet — achat, crédit, travaux et entretien — permet de mieux protéger son budget.

Le salon, un observatoire des choix des ménages

À Eurythmie, les visiteurs pourront rencontrer des professionnels de l’habitat, de la rénovation et de l’aménagement. La forte représentation d’entreprises tarn-et-garonnaises reflète le besoin d’un accompagnement de proximité, particulièrement utile pour évaluer les travaux et adapter un logement aux conditions climatiques locales.

Pour Camille, la comparaison entre plusieurs biens et plusieurs devis peut faire apparaître qu’une maison un peu moins chère n’est pas nécessairement la plus économique si elle exige une rénovation énergétique complète. À l’inverse, des travaux ciblés peuvent rendre un logement ancien plus confortable sans transformer le projet en chantier disproportionné. La décision la plus solide reste celle qui met en regard prix d’achat, financement et coût d’usage.

Questions fréquentes sur l’achat-revente et le marché immobilier

{« @context »: »https://schema.org », »@type »: »FAQPage », »mainEntity »:[{« @type »: »Question », »name »: »Quu2019est-ce qui porte le marchu00e9 immobilier dans le Tarn-et-Garonne en 2026 ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Lu2019activitu00e9 est surtout soutenue par lu2019ancien, avec des transactions immobiliu00e8res concentru00e9es sur lu2019achat-revente et les maisons en bon u00e9tat, u00e9nergu00e9tiquement performantes et nu00e9cessitant peu de travaux. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Pourquoi lu2019immobilier neuf reste-t-il en difficultu00e9 ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Les professionnels u00e9voquent un marchu00e9 atone, affectu00e9 notamment par des normes de construction plus exigeantes, les contraintes liu00e9es u00e0 la su00e9cheresse et des acquu00e9reurs attentifs au cou00fbt total de leur projet. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Quels travaux sont davantage recherchu00e9s face aux u00e9pisodes de chaleur ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Les propriu00e9taires su2019intu00e9ressent u00e0 lu2019isolation, u00e0 la climatisation ru00e9versible et aux amu00e9nagements extu00e9rieurs. Le budget doit inclure les cou00fbts du2019installation, du2019entretien et de fonctionnement des u00e9quipements. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Comment u00e9valuer son budget avant un achat immobilier ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Il est utile de calculer la capacitu00e9 du2019emprunt u00e0 partir du taux proposu00e9, puis du2019ajouter les frais du2019achat, les travaux pru00e9visibles et les du00e9penses du2019entretien. Comparer plusieurs biens et devis aide u00e0 mesurer le cou00fbt global plutu00f4t que le seul prix affichu00e9. »}}]}

Qu’est-ce qui porte le marché immobilier dans le Tarn-et-Garonne en 2026 ?

L’activité est surtout soutenue par l’ancien, avec des transactions immobilières concentrées sur l’achat-revente et les maisons en bon état, énergétiquement performantes et nécessitant peu de travaux.

Pourquoi l’immobilier neuf reste-t-il en difficulté ?

Les professionnels évoquent un marché atone, affecté notamment par des normes de construction plus exigeantes, les contraintes liées à la sécheresse et des acquéreurs attentifs au coût total de leur projet.

Quels travaux sont davantage recherchés face aux épisodes de chaleur ?

Les propriétaires s’intéressent à l’isolation, à la climatisation réversible et aux aménagements extérieurs. Le budget doit inclure les coûts d’installation, d’entretien et de fonctionnement des équipements.

Comment évaluer son budget avant un achat immobilier ?

Il est utile de calculer la capacité d’emprunt à partir du taux proposé, puis d’ajouter les frais d’achat, les travaux prévisibles et les dépenses d’entretien. Comparer plusieurs biens et devis aide à mesurer le coût global plutôt que le seul prix affiché.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut