En bref Le réseau ferré du Massif Central est fragilisé par une vétusté croissante qui impacte mobilité et économie locale. Trois régions — Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine — réclament une vision stratégique nationale et un financement progressif jusqu’en 2040 pour moderniser les infrastructures et sécuriser les dessertes.
Brief
- Ralentissements et risques de fermetures sur les dessertes Intercités Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Toulouse
- Appel à une concertation nationale et à un plan financier couvrant jusqu’en 2040
- Engagements publics: 1,3 Md€ pour régénérer le réseau; 700 M€ pour du matériel neuf; 185 M€ en 2026; 450 M€ prévus 2028-2031

Contexte et enjeux du Massif Central
Le Massif Central représente un territoire étendu qui irrigue une partie significative du pays, et son réseau ferré a longtemps souffert d’un sous-investissement structurel. Aujourd’hui, les lignes Intercités et les dessertes fines affichent des retards récurrents, des parcours rallongés et un risque croissant de fermetures qui fragilisent la cohésion territoriale et l’attractivité économique locale.
Dans une lettre commune, Carole Delga (Occitanie), Fabrice Pannekoucke (Auvergne-Rhône-Alpes) et Alain Rousset (Nouvelle-Aquitaine) appellent à une concertation nationale et à une vision financée jusqu’en 2040. L’objectif n’est pas de privilégier un seul territoire, mais d’intégrer pleinement le Massif Central à la stratégie nationale des mobilités, afin de préserver l’accès équitable aux services et de soutenir l’activité économique.
- Le réseau est une infrastructure d’intérêt national qui irrigue des zones rurales et périurbaines et soutient l’équilibre régional.
- Moderniser et sécuriser ce réseau est perçu comme un levier clé pour la compétitivité et la transition écologique.
Des investissements et perspectives jusqu’en 2040
Sur le plan opérationnel, l’État a engagé un renouvellement du parc Intercités. En 2019, 28 trains Intercités ont été commandés à CAF pour environ 700 M€, avec 100 M€ supplémentaires dédiés à la maintenance, afin de remplacer des matériels âgés et sujet à panne sur les itinéraires Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Limoges-Toulouse.
Parallèlement, les travaux de régénération du réseau ont démarré en 2025. L’État et SNCF Réseau prévoient au total 1,3 Md€ d’investissement entre 2018 et 2027, avec un apport de la région Auvergne-Rhône-Alpes représentant une part notable (185 M€ en 2026). La priorité est ensuite affichée jusqu’en 2031 avec 450 M€ supplémentaires sur la période 2028-2031 pour accélérer la régénération de la ligne Clermont-Ferrand et des dessertes fines.
Pour les trois régions concernées, l’objectif demeure la pérennité des dessertes et l’amélioration des temps de parcours et de la fréquence des trains. L’objectif est aussi de renforcer la sécurité et la qualité de service, tout en garantissant que le réseau du Massif Central soit pleinement intégré à la stratégie globale des transports publics et de mobilité régionale.
- Garantir des dessertes régulières et fiables entre les grandes agglomérations et les zones rurales
- Moderniser les maillons du réseau et diminuer les retards
- Renforcer la sécurité ferroviaire et l’accessibilité pour tous les usagers
| Période | Investissement (M€) | Contexte |
|---|---|---|
| 2019 | 700 | Achat de 28 trains Intercités et 100 M€ pour maintenance |
| 2018-2027 | 1 300 | Régénération du réseau et modernisation (Paris-Clermont-Limoges-Toulouse) |
| 2026 | 185 | Contributions de la région Auvergne-Rhône-Alpes |
| 2028-2031 | 450 | Investissements supplémentaires sur dessertes et lignes régionales |
Pour approfondir les aspects de financement et de sécurité des projets, quelques ressources publiques et privées permettent de mesurer les risques et les opportunités dans le cadre d’un investissement mesuré. Par exemple, quartiers à éviter à la Seyne-sur-Mer illustre l’importance de l’évaluation rigoureuse des zones d’investissement, et sécurité des investissements rappelle la nécessité d’un cadre de gouvernance solide pour les infrastructures publiques.



