En bref
- GIRRI 2026 place la Tunisie à la 118e sur 150 pays, marquant une perte de sept positions.
- Le cadre juridique et la réglementation sont dénoncés comme des freins majeurs à l’investissement étranger.
- Dans la région maghrébine, le Maroc et l’Algérie obtiennent des positions mieux notées que la Tunisie.
- Une dynamique africaine se confirme avec plusieurs pays africains désormais dans le Top 100 mondial, signe d’un rééquilibrage de l’attractivité.
- Des réformes structurelles restent attendues pour améliorer le climat des affaires et soutenir l’économie.
Climat des affaires en tunisie et recul dans le classement mondial des risques d’investissement
Le Global Investment Risk and Resilience Index (GIRRI 2026), actualisé par Henley & Partners et Alpha geo, évalue la capacité d’un pays à offrir un cadre sûr, stable et résilient pour les investisseurs. L’indice s’appuie sur 3000 données, notamment le niveau d’inflation, la volatilité des devises, l’instabilité politique, la qualité du cadre juridique et les risques climatiques. Le classement intègre aussi des dimensions comme la stabilité macroéconomique, la gouvernance, la solidité financière et la capacité d’adaptation face aux crises.
Pour la Tunisie, la position s’établit à la 118e place sur 150, soit une perte de sept places par rapport à l’édition précédente. Le rapport pointe un environnement juridique et réglementaire déficient et considère le système judiciaire comme un obstacle important pour les investissements étrangers. Cette perception freine l’attrait des investisseurs et peut influencer le rythme des flux entrants.
Le pilier résilience est mis en lumière: il mesure la capacité d’un pays à absorber et à s’adapter face à des changements radicaux, protégeant ainsi les investissements. Des indicateurs comme les comptes extérieurs, la marge budgétaire, l’innovation et la qualité de la gouvernance entrent dans ce calcul. En clair, la Tunisie présente des vulnérabilités qui affaiblissent sa capacité à résister à des chocs externes.
Les facteurs du recul et leurs implications
La lenteur des réformes et une amélioration du cadre économique et institutionnel qui tardent à se matérialiser sont au cœur des critiques du GIRRI. Le système judiciaire est perçu comme un frein important à l’investissement étranger, ce qui peut se traduire par des délais accrues et une incertitude juridique pour les projets étrangers.
À l’échelle régionale, le Maghreb voit des écarts importants: le Maroc souffre moins que la Tunisie, et l’Algérie affiche une position plus favorable dans le top 100. En parallèle, le continent africain s’ancre dans une dynamique où neuf pays figurent désormais dans le Top 100 mondial, reflétant une rotation des pôles d’attractivité.
- Cadre juridique et qualité de la réglementation au centre des inquiétudes
- Rythme des réformes économiques et capacité d’adaptation
- Perception du risque politique et stabilité institutionnelle

Pour mieux comprendre les contours, il faut regarder les chiffres régionaux et les signaux d’opportunité. Dans ce contexte, les investisseurs surveillent l’évolution des réformes et la capacité du pays à préserver l’équilibre macroéconomique tout en modernisant les secteurs clés.
Des ressources spécialisées discutent les répercussions potentielles de ce recul sur les flux d’investissement et sur la compétitivité future de l’économie tunisienne.
Quelles perspectives et quelles actions pour lever le frein
La marge de manœuvre existe si des efforts coordonnés sont engagés pour simplifier les procédures et clarifier les incitations à l’investissement. Le renforcement du cadre juridique, une accélération des réformes et une meilleure gouvernance peuvent transformer ce signal d’alerte en opportunité.
Des pistes concrètes sont évoquées par les acteurs du secteur et les cabinets de conseil en investissement. Pour approfondir les perspectives et les options disponibles, voir ces ressources :
Une nouvelle feuille de route 2026-2030 pour l’investissement, l’énergie et le numérique peut encadrer les priorités. Par ailleurs, les chiffres récents indiquent une hausse des investissements directs étrangers au premier trimestre 2026, signe d’un regain d’intérêt lorsque les conditions de marché s’améliorent.
- Renforcer la régulation et la transparence pour restaurer la confiance des investisseurs étrangers
- Accélérer les réformes judiciaires et la modernisation administrative
- Clarifier les mécanismes d’incitation et de protection des investissements
| Pays africains dans le Top 100 (GIRRI 2026) | Position mondiale | Point fort relatif |
|---|---|---|
| Maurice | 61 | Stabilité et diversification |
| Tanzanie | 62 | Croissance soutenue |
| Botswana | 63 | Risque politique faible |
| Seychelles | 79 | Intégration financière |
| Cap-Vert | 88 | Stabilité et urbanisation |
| Namibie | 90 | Ressources et résilience |
| Afrique du Sud | 95 | Diversification économique |
| Maroc | 98 | Croissance industrielle |
Pour ceux qui souhaitent rester informés des évolutions, les analyses récentes sur le climat des affaires et les risques d’investissement restent pertinentes. Des discussions et des forums dédiés en Tunisie abordent les ambitions et les défis réels du terrain, notamment face au réchauffement climatique et à la sécurité des investissements. Forum de l’investissement en Tunisie 2026 met en lumière les réalités opérationnelles et les perspectives d’action locale.



