Énergie, déchets, eau potable : près de 6 milliards d’euros mobilisés pour de nouveaux projets d’investissement

près de 6 milliards d’euros sont mobilisés pour financer de nouveaux projets d’investissement dans l’énergie, la gestion des déchets et l’eau potable.

En bref

  • Près de 6 milliards d’euros de projets publics et privés ont été annoncés lors du premier sommet Choose Outre-mer à Paris.
  • Les cent projets recensés couvrent l’énergie, la gestion des déchets, l’eau potable, les infrastructures, le tourisme et l’agroalimentaire.
  • Le fonds à impact Outre-mer One a réuni 35 millions d’euros et vise une levée totale de 50 millions.
  • Les annonces s’accompagnent d’actions pour l’emploi : 1 000 offres ont été proposées à 2 000 candidats.

Près de 6 milliards d’euros pour les projets ultramarins

Énergie, déchets, eau potable : les territoires ultramarins se trouvent au cœur d’une nouvelle vague d’investissement. Lors du premier sommet Choose Outre-mer, organisé à Paris, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a annoncé près de six milliards d’euros de projets publics et privés.

La rencontre a rassemblé plus de 150 entreprises, parmi lesquelles une dizaine de sociétés étrangères. Son objectif : rapprocher porteurs de projets, investisseurs et acteurs publics, afin de transformer des besoins locaux en opérations concrètes. Au total, cent projets ont été recensés, dans des secteurs allant de la décarbonation à l’économie bleue, en passant par le spatial et l’agroalimentaire.

Le montant annoncé ne correspond pas à une enveloppe unique distribuée d’un seul coup. Il regroupe des projets d’investissement portés par différents acteurs, à des niveaux d’avancement variables. Pour les collectivités, l’enjeu consiste maintenant à faire passer ces annonces aux étapes de financement, de réalisation et de création d’emplois.

près de 6 milliards d’euros sont mobilisés pour financer de nouveaux projets d’investissement dans l’énergie, la gestion des déchets et l’eau potable.

Des opérations concrètes dans plusieurs territoires

Les annonces liées à la gestion des déchets illustrent la diversité des besoins. En Guyane, IDEX prévoit 250 millions d’euros pour une unité de valorisation à Macouria. En Martinique, le groupe envisage 225 millions d’euros pour moderniser l’incinérateur de Fort-de-France et créer un centre de traitement au Robert.

En Guadeloupe, Albioma doit installer un four fonctionnant avec des combustibles solides, pour un montant de 100 millions d’euros. IDEX prévoit aussi 10 millions d’euros à Saint-Martin. À Mayotte, Océinde consacrera 6,2 millions d’euros à la reconstruction de l’usine de peintures Mauvilac.

Territoire Projet annoncé Montant
Guyane Unité de valorisation des déchets à Macouria 250 millions d’euros
Martinique Modernisation d’un incinérateur et nouveau centre au Robert 225 millions d’euros
Guadeloupe Four à combustibles solides 100 millions d’euros
Nouvelle-Calédonie Nouvelle usine d’eau potable 55 millions d’euros
Nouvelle-Calédonie Pôle de maintenance navale 70 millions d’euros

Énergie, eau potable et infrastructures au cœur des besoins

La transition énergétique ne se limite pas à produire de l’électricité autrement. Dans les territoires insulaires et éloignés, elle suppose aussi de sécuriser les approvisionnements, de moderniser les équipements et de préserver les ressources. Ces investissements touchent directement les services publics : traitement des déchets, accès à l’eau et continuité des activités portuaires.

En Nouvelle-Calédonie, Suez Eau France prévoit 55 millions d’euros pour construire une usine d’eau potable. Le Port autonome doit, de son côté, investir 70 millions dans un pôle de maintenance navale. Pour une commune côtière, disposer d’une installation de traitement fiable peut réduire les risques de coupure après une période de sécheresse ou un épisode météorologique sévère.

Ces enjeux rejoignent ceux des entreprises qui adaptent leurs activités aux effets du climat. Les investissements destinés à préparer les organisations au changement climatique rappellent qu’un projet gagne à associer travaux, suivi des résultats et maîtrise des coûts.

Un fonds à impact et des pistes de financement

Pour soutenir de nouvelles opérations, le sommet a officialisé Outre-mer One, un fonds à impact. Son premier tour de table a atteint 35 millions d’euros, au-dessus de l’objectif initial de 30 millions. La cible annoncée est de 50 millions d’euros : ces ressources doivent contribuer au financement d’entreprises et d’initiatives ayant des retombées économiques et sociales dans les territoires.

Le recours à plusieurs sources de capitaux peut aider des projets à franchir le cap de leur lancement. Les collectivités et les porteurs doivent néanmoins présenter des modèles solides : calendrier réaliste, coûts d’exploitation identifiés et bénéfices attendus pour les habitants. Les expériences de financement orienté vers les territoires montrent l’intérêt de relier l’épargne aux besoins locaux.

Emploi local et prochaines étapes du sommet

Les retombées ne se mesurent pas seulement en montants engagés. Les sessions de recrutement organisées pendant la rencontre ont mis en relation 2 000 candidats et 1 000 offres. Des conventions ont aussi été signées avec Bpifrance, France Travail et Business France, tandis que le programme France 2030 a déjà mobilisé près de 300 millions d’euros dans les territoires ultramarins.

Pour les habitants, la question est concrète : les chantiers permettront-ils de former et d’embaucher sur place ? Les besoins en techniciens, en maintenance et en exploitation peuvent créer des débouchés durables, à condition d’anticiper les compétences nécessaires dès la préparation des travaux.

Choose Outre-mer doit devenir un rendez-vous annuel. Une nouvelle édition est annoncée pour début 2027 en Nouvelle-Calédonie, sous le nom Choose New Caledonia. La suite dépendra de la capacité à convertir les intentions annoncées en infrastructures opérationnelles et en services fiables.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut