Publié le 28 septembre 2026 à 14h06, le constat de Marc Touati relance une question concrète pour les ménages : faut-il acheter maintenant ou attendre que les prix immobiliers reculent davantage ? Sur Europe 1, l’économiste décrit un marché sous pression. Les taux des crédits sont restés relativement stables ces derniers mois, mais leur remontée depuis septembre pourrait ajouter 0,3 à 0,5 point d’ici la fin de l’année. Dans le même temps, les rendements des obligations de l’État français atteignent des niveaux élevés, autour de 4,7 % à dix ans et de 5,3 % à trente ans, selon les chiffres rapportés lors de son intervention.
La baisse des prix est déjà visible : les logements anciens en France métropolitaine ont perdu 1 % au deuxième trimestre 2026, d’après l’Insee. Sur quatre ans, le recul atteint 6,2 %, avec des corrections plus marquées à Paris, Lyon et Nantes. Marc Touati estime que cette accélération de la baisse pourrait se prolonger jusqu’en 2027 et avance une diminution supplémentaire d’au moins 10 %. Cette prévision n’est pas une garantie : l’évolution dépendra notamment du coût du crédit, des revenus des acheteurs et des écarts entre territoires. Pour un acquéreur, l’enjeu est donc de comparer le prix négocié au budget total, plutôt que de miser uniquement sur une baisse future.
En bref : ce que Marc Touati annonce pour l’immobilier en France
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Les taux des crédits pourraient remonter de 0,3 à 0,5 point d’ici la fin de l’année, après une période de relative stabilité.
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Les prix des logements anciens ont reculé de 1 % au deuxième trimestre 2026, selon l’Insee, et de 6,2 % sur quatre ans.
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Les baisses sont plus prononcées dans plusieurs grandes villes : −11 % à Paris, −16 % à Lyon et −18 % à Nantes, selon les chiffres cités par l’économiste.
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Marc Touati prévoit un recul prolongé jusqu’en 2027, avec au moins 10 % de baisse supplémentaire selon son estimation.
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Les acheteurs peuvent tenter de négocier, mais doivent intégrer le financement, les travaux et leur horizon de détention dans leur décision.
Pourquoi la baisse des prix s’accélère sur le marché immobilier
La correction actuelle intervient après une forte hausse : entre 2015 et 2022, les prix des logements anciens ont progressé de 34 %, rappelle Marc Touati. Cette envolée a contribué à creuser l’écart entre la valeur des biens et la capacité financière de nombreux ménages. Le recul observé aujourd’hui s’inscrit donc, selon l’économiste, dans le dégonflement d’une bulle plutôt que dans une rupture soudaine de toute valeur immobilière.
Le coût du crédit complique le retour des acheteurs. Même une hausse limitée des taux peut réduire la somme qu’un ménage peut emprunter ou augmenter le montant de ses mensualités. À cela s’ajoutent les rendements obligataires élevés, qui reflètent des conditions de financement plus tendues et peuvent peser sur les taux proposés aux emprunteurs.
Pour illustrer cet arbitrage, imaginons Claire et Julien, qui recherchent un logement familial. Une baisse du prix affiché peut améliorer leur marge de négociation, mais une hausse du taux d’emprunt peut absorber une partie de l’économie réalisée. Le prix d’achat ne suffit donc pas à mesurer le coût réel de l’opération.
Des reculs très différents selon les villes et les logements
Les chiffres cités par Marc Touati montrent que la correction n’a pas la même ampleur partout : sur quatre ans, Paris affiche un recul de 11 %, Lyon de 16 % et Nantes de 18 %. Ces données décrivent des évolutions de marché, mais ne préjugent pas du prix d’un appartement précis : le quartier, l’état du bien, son efficacité énergétique et la demande locale restent déterminants.
À Lyon, par exemple, le recul des prix varie selon les secteurs et les catégories de biens. Une analyse consacrée aux prix immobiliers dans le 9e arrondissement illustre l’importance de comparer les quartiers plutôt que de s’en tenir à une moyenne municipale. Ailleurs, certaines zones résistent mieux ou connaissent des évolutions différentes, comme le montre ce point sur les logements neufs en Île-de-France.
Une tendance nationale donne un repère, mais seule l’analyse locale permet d’évaluer un logement. C’est particulièrement vrai pour les biens nécessitant des travaux ou situés dans des secteurs où l’offre disponible s’est accrue.
Prévisions immobilières jusqu’en 2027 : ce que signifie le recul annoncé
Marc Touati anticipe une poursuite de la baisse jusqu’en 2027 et estime qu’elle pourrait atteindre au moins 10 % supplémentaires. Cette projection s’appuie sur le niveau élevé des prix après plusieurs années de hausse et sur les contraintes de financement. Elle doit toutefois être comprise comme un scénario, et non comme une certitude applicable à chaque ville ou à chaque logement.
Le rythme de la correction dépendra notamment de la capacité des vendeurs à ajuster leurs attentes. Un bien correctement estimé, bien situé et en bon état peut trouver preneur plus rapidement qu’un logement affiché au-dessus des références locales ou nécessitant des rénovations coûteuses. Les tendances du marché se lisent donc aussi dans les délais de vente et le nombre de biens concurrents.
La période de hausse précédente invite également à prendre du recul : une baisse à court terme n’efface pas mécaniquement les gains accumulés depuis 2015. Pour l’économiste, l’immobilier demeure un placement de long terme aux côtés de l’or et des marchés boursiers, mais cette comparaison ne dispense pas d’évaluer les risques propres à chaque achat. La durée de détention et le prix payé restent au cœur de la décision.
Comment interpréter les principaux chiffres annoncés
| Indicateur | Chiffre rapporté | Ce qu’il faut en retenir |
|---|---|---|
| Prix des logements anciens en France métropolitaine | −1 % au deuxième trimestre 2026 | Un recul trimestriel mesuré par l’Insee, à distinguer de l’évolution d’un bien particulier. |
| Évolution sur quatre ans | −6,2 % | Une tendance agrégée qui masque de fortes différences entre les territoires. |
| Évolution citée dans certaines grandes villes | Paris : −11 % ; Lyon : −16 % ; Nantes : −18 % | Des baisses locales plus marquées, selon les données évoquées par Marc Touati. |
| Prévision de Marc Touati | Au moins −10 % supplémentaires jusqu’en 2027 | Un scénario prévisionnel, qui ne constitue pas une garantie de baisse pour chaque logement. |
| Remontée attendue des taux de crédit | +0,3 à +0,5 point d’ici la fin de l’année | Un facteur susceptible de réduire la capacité d’emprunt des ménages. |
Acheteurs : négocier sans parier uniquement sur la baisse des prix
Pour les acquéreurs, une correction du marché peut ouvrir des possibilités, surtout lorsque les vendeurs doivent ajuster leur prix ou que le bien nécessite des travaux. Marc Touati encourage les offres d’achat avec une baisse importante. Une négociation solide s’appuie toutefois sur des éléments vérifiables : ventes comparables, durée de mise en vente, diagnostics et devis de rénovation.
Claire et Julien, dans notre exemple, peuvent établir une offre à partir de biens similaires récemment vendus, puis intégrer le coût des travaux et la mensualité correspondant au taux proposé par la banque. Cette méthode évite de confondre une réduction affichée avec une véritable bonne affaire. Des conseils pratiques sur les stratégies de négociation lors d’un achat immobilier peuvent aider à structurer cette démarche.
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Comparer plusieurs biens similaires dans le même quartier et vérifier leur état réel.
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Chiffrer les travaux avant de formuler une offre, en tenant compte des éventuelles rénovations énergétiques.
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Faire valider le financement et tester plusieurs hypothèses de taux et de mensualités.
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Définir un prix plafond cohérent avec le budget global, sans compter sur une hausse future de la valeur.
Pour les propriétaires qui vendent, la même prudence s’impose dans l’autre sens : un prix trop élevé peut prolonger la mise en vente et fragiliser la négociation. Dans un marché qui se rééquilibre, une estimation réaliste constitue souvent le premier levier d’action.
Crise immobilière ou correction après une forte hausse ?
Le recul des prix inquiète les vendeurs, mais il ne suffit pas à caractériser une crise immobilière uniforme. Une baisse peut traduire un ajustement après plusieurs années de hausse, tandis que les difficultés varient selon l’endettement des ménages, l’emploi local et le niveau de demande. Les chiffres nationaux doivent donc être rapprochés des réalités de chaque bassin de vie.
Pour les ménages, le logement reste d’abord un lieu de vie et un engagement financier important. La baisse peut améliorer l’accès à la propriété si elle n’est pas annulée par le renchérissement du crédit. C’est pourquoi les prévisions immobilières doivent être mises en regard de la capacité réelle à financer l’achat, et non prises comme un signal automatique d’attente ou d’investissement.
FAQ sur la baisse des prix immobiliers en France
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Marc Touati prévoit une poursuite du recul jusqu’en 2027 et avance une baisse supplémentaire d’au moins 10 %. Il s’agit d’un scénario, pas d’une certitude : les évolutions pourront varier selon les villes, les quartiers et les caractéristiques des logements.
Les taux des crédits immobiliers remontent-ils en 2026 ?
Les taux sont restés relativement stables au cours des derniers mois, puis ont commencé à remonter en septembre. Une hausse de 0,3 à 0,5 point d’ici la fin de l’année est évoquée, ce qui pourrait peser sur la capacité d’emprunt.
Est-ce le bon moment pour acheter un logement ?
Cela dépend du budget, du taux obtenu, du prix négocié et de la durée prévue de détention. Une baisse des prix peut créer des occasions, mais il est important de vérifier les ventes comparables, les travaux et le coût total du crédit.
Pourquoi les prix baissent-ils davantage dans certaines villes ?
Les marchés locaux réagissent différemment selon l’offre de logements, la demande, l’emploi et les prix atteints auparavant. Les baisses citées à Paris, Lyon et Nantes sont des repères agrégés qui ne décrivent pas uniformément chaque quartier ni chaque bien.
