- 16,05 % des achats de logements ont été réalisés par des acheteurs étrangers au troisième trimestre, soit plus de 26 300 opérations.
- Les Britanniques arrivent en tête des nationalités citées, devant les Marocains et les Néerlandais.
- La demande internationale pèse particulièrement aux Baléares et dans la Communauté valencienne.
- Les prix immobiliers atteignent de nouveaux sommets, même si les indicateurs ne mesurent pas tous la hausse de la même manière.
Le marché immobilier espagnol affiche un contraste marqué : les transactions ralentissent, mais la part des acheteurs étrangers atteint un niveau inédit. Au troisième trimestre, leurs acquisitions ont représenté 16,05 % de l’ensemble des achats de logements, soit plus de 26 300 opérations recensées par le Collège des registraires. Cette proportion, la plus élevée de la série historique, souligne le poids croissant de la demande internationale dans un contexte où l’accès au logement reste un sujet sensible.
La géographie éclaire ce record. Aux Baléares, plus d’une transaction sur trois a été conclue par un acquéreur étranger ; dans la Communauté valencienne, la part dépasse également 30 %. Parallèlement, les prix immobiliers poursuivent leur progression et atteignent des sommets. Pour un acheteur qui examine le marché en 2026, ces données invitent à distinguer deux réalités : l’attrait durable de certaines régions et le coût, de plus en plus élevé, d’une acquisition de logements. Le record de demande étrangère ne signifie toutefois pas que tous les territoires évoluent au même rythme.
En bref : les chiffres clés des acheteurs étrangers en Espagne
- Part des achats étrangers : 16,05 % au troisième trimestre, un record historique.
- Origine des acquéreurs : 54,7 % viennent de l’Union européenne et 17,8 % du reste de l’Europe.
- Nationalités les plus représentées : Britanniques (7,5 %), Marocains (6,4 %) et Néerlandais (5,8 %) des achats étrangers.
- Régions les plus exposées à la demande internationale : les Baléares (37,2 %) et la Communauté valencienne (30,4 %).
- Prix moyen : 2 512 euros par mètre carré, tandis que l’indice des ventes répétées progresse de 15,8 % sur un an.
Acheteurs étrangers en Espagne : une part record des achats immobiliers
Sur le trimestre étudié, les opérations réalisées par des étrangers dépassent 26 300. Les ressortissants de l’Union européenne représentent 54,7 % de ces acquisitions ; ceux du reste de l’Europe en comptent 17,8 %. Ces proportions décrivent l’origine des acheteurs étrangers, et non leur part dans l’ensemble des transactions du pays.
Par nationalité, les Britanniques occupent la première place avec 7,5 % des achats étrangers. Les Marocains suivent à 6,4 %, puis les Néerlandais à 5,8 %. Pour illustrer ce choix sans en faire une règle générale, imaginons Claire, acheteuse française qui compare un appartement sur la côte et un bien dans une ville de l’intérieur : son budget, les usages prévus et les frais liés à l’achat pèseront autant que le seul prix affiché.
Pour préparer une acquisition dans le pays, les démarches locales et la compréhension des frais sont déterminantes ; un guide consacré à l’achat immobilier en Espagne peut aider à repérer les étapes à anticiper. Le record de transactions étrangères traduit un intérêt soutenu, mais ne dispense pas d’évaluer chaque bien selon son emplacement et son coût total.
Baléares et Communauté valencienne en tête de la demande internationale
Les Baléares affichent la plus forte proportion d’acquéreurs étrangers : 37,2 % des transactions. La Communauté valencienne suit avec 30,4 %, tandis que, dans les autres communautés autonomes, la part reste inférieure à 30 %.
Cette concentration rend les marchés insulaires et méditerranéens particulièrement sensibles aux arbitrages internationaux. Elle ne signifie pas que tous les logements y sont achetés par des non-résidents : les chiffres portent sur la part des opérations, et les situations varient d’une ville à l’autre. Pour un projet d’investissement immobilier, il est donc essentiel de comparer la demande, les prix et l’usage envisagé plutôt que de se fier au seul classement régional.
Prix immobiliers en Espagne : des records, mais des indicateurs différents
L’indice des prix des logements issus de ventes répétées a progressé de 15,8 % sur un an au troisième trimestre et de 5,2 % par rapport au trimestre précédent. Ces mouvements ont porté l’indicateur à un nouveau sommet historique. Il suit l’évolution de biens revendus et offre ainsi une lecture distincte de celle du prix moyen au mètre carré des logements vendus pendant la période.
Selon cette seconde mesure, le prix moyen atteint 2 512 euros par mètre carré, avec une hausse trimestrielle de 1 % et une progression annuelle de 9,3 %. L’écart avec l’indice des ventes répétées n’est pas une contradiction : la composition des biens vendus, leur localisation et leur typologie peuvent influer sur le prix moyen, tandis que l’indice de revente suit l’évolution de logements déjà échangés auparavant.
| Indicateur au troisième trimestre | Valeur | Évolution |
|---|---|---|
| Indice des ventes répétées | Nouveau sommet historique | +15,8 % sur un an ; +5,2 % sur un trimestre |
| Prix moyen de l’ensemble des logements | 2 512 €/m² | +9,3 % sur un an ; +1 % sur un trimestre |
| Logement ancien | 2 462 €/m² | +0,6 % sur un trimestre |
| Logement neuf | 2 701 €/m² | +2,5 % sur un trimestre |
La hausse des prix reste donc nette, même si le rythme diffère selon la méthode de calcul et le type de bien. Pour un acheteur, cette distinction aide à éviter de confondre un indicateur de tendance avec le montant réellement demandé pour un logement précis.
Madrid, Baléares et Saint-Sébastien parmi les marchés les plus chers
À l’échelle des communautés autonomes, Madrid affiche le prix moyen le plus élevé, à 4 565 euros par mètre carré. Les Baléares suivent de près, à 4 502 euros ; viennent ensuite le Pays basque (3 693 euros), la Catalogne (2 989 euros) et les Canaries (2 850 euros).
Le classement des capitales provinciales fait ressortir des niveaux encore supérieurs dans plusieurs villes : Saint-Sébastien atteint 6 662 euros par mètre carré, devant Madrid à 5 597 euros et Barcelone à 5 124 euros. Palma se situe à 4 408 euros et Bilbao à 3 877 euros. Ces écarts rappellent qu’un prix national moyen renseigne peu sur le budget nécessaire dans un quartier recherché.
La comparaison européenne permet aussi de replacer cette dynamique dans son contexte. Les évolutions ne sont pas uniformes d’un pays à l’autre, comme le montre cette analyse des tendances immobilières en Espagne et dans plusieurs marchés européens. Pour un projet d’immobilier résidentiel, le choix de la ville peut ainsi peser autant que la nationalité de l’acheteur ou le type de bien.
Ce que le record signifie pour un projet d’investissement immobilier
La progression des achats étrangers peut soutenir la demande dans certaines zones et accentuer la concurrence sur les logements disponibles. Mais une part élevée d’acquéreurs internationaux ne suffit pas, à elle seule, à démontrer la rentabilité d’un achat : le prix d’entrée, les charges, la fiscalité et les perspectives de revente restent à examiner.
Claire, dans notre exemple, pourrait comparer un logement neuf à Madrid avec un appartement ancien dans une région côtière. Le premier s’affiche en moyenne plus cher au mètre carré que l’ancien, mais la décision dépend aussi des travaux, des dépenses récurrentes et de l’usage prévu. Le bon indicateur est celui qui répond à la question posée : évolution des prix, coût d’acquisition ou niveau de marché local.
À mesure que les prix immobiliers atteignent des niveaux records, une analyse rigoureuse du financement et du bien devient le meilleur garde-fou. Le chiffre des acheteurs étrangers décrit une tendance de marché ; la qualité d’une acquisition se juge, elle, à l’échelle du projet.
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Au troisième trimestre, les acheteurs étrangers ont représenté 16,05 % des achats de logements, soit plus de 26 300 opérations selon les données du Collège des registraires.
Quelles nationalités achètent le plus de logements en Espagne ?
Parmi les acheteurs étrangers, les Britanniques arrivent en tête avec 7,5 % des achats, devant les Marocains (6,4 %) et les Néerlandais (5,8 %).
Dans quelles régions la part des acheteurs étrangers est-elle la plus élevée ?
Les Baléares arrivent en première position avec 37,2 % des transactions réalisées par des étrangers. La Communauté valencienne suit avec 30,4 %.
Pourquoi les indicateurs de hausse des prix sont-ils différents ?
L’indice des ventes répétées suit les logements revendus et leur évolution dans le temps. Le prix moyen au mètre carré dépend aussi des biens et des zones vendus pendant le trimestre ; les deux mesures n’observent donc pas exactement la même chose.
